Vitry Renouveau


Aller au contenu

Menu principal:


L'art du MACVAL

L’art ou la visite au Mac/Val (16 juin 2010)

L’art doit susciter plaisir, approbation, ou désapprobation, rejet, enfin une réaction positive ou négative. Le pire, c’est de ne rien provoquer du tout, donc l’indifférence, ou presque.
Une initiative comme le Mac/Val pouvait donner de grands espoirs culturels. Sa création fut bien accueillie. Mais qu’en est-il des expositions présentées actuellement ?
On attendait plus d’audace dans l’avant-garde, tout en saluant l’Art contemporain, dont l’héritage est contesté par le premier.
Photographie, vidéo, film, peinture et sculptures avec des matériaux nouveaux, sont bien des technologies contemporaines, elles peuvent receler des trésors d’inventions, on retrouve là l’art cinétique, Supports/surfaces, Nouveau réalisme…
Passe encore au Musée d’art contemporain de Vitry pour César et sa compression en noir au mur devant un tapis noir replié par endroits figurant une route et dont on peut s’interroger s’il n’a pas été oublié par le personnel technique, mais il doit s’agir d’une route interrompue conduisant à la voiture sculpture.
Passe encore pour Rouvillois et sa photo, dessin numérique, de « Paysage(s) en érection » de 2003.
Passe encore les objets de Mona Hatoum, bien connue pour ses « installations » ici sa forêt de balançoires accrochées au plafond par des chaînes figurant l’emprisonnement, destin de l’enfant à celui d’adulte, et qui dresse « une cartographie imaginaire et mouvante » de villes dont les plans sont gravés sur les assises.
Mais faut-il coller un trente-trois tours au mur, un tableau de quelques mots associés à un écran de télévision et à une bouteille pour en faire des œuvres d’art ? L’objet choisi devient-il par ce seul fait acte créateur, interdisant toute intervention, voie où s’atrophie le geste artistique, puisque l’objet est laissé tel ; retour aux années 1960 qui négligent le retour de la peinture des années 1980 à 1990.
Entrer dans une salle où un mur s’orne de ce que l’on suppose être un ascenseur dont la porte est ouverte et réduite aux proportions d’un soupirail suffit-il à interroger.

Un musée à vocation locale doit être explicatif et il n’est pas sûr que dans la ville où il se trouve il soit d’un apport culturel pour l’ensemble des citoyens qui y demeurent, juste à quelques connaisseurs, pour ne pas dire une élite de l’art, ou à des visiteurs hexagonaux ou d’autres pays.
On aimerait Polke, Tinguely, Richter, Basquiat, Bourgeois…
Passer des films ou des vidéos d’une femme en crise dans sa cuisine, en anglais, d’un visage d’homme qui se tord, de mains de vieillard qui se joignent, d’un homme qui écoute de la musique au sommet d’un immeuble dans une mégalopole étrangère, dans un décor de noir et blanc - tout au long du musée -, montrer de grandes barres d’immeubles et la neige, voyager dans un train où les paysages défilent rapidement, le temps pressé de notre époque, c’est vrai, c’est décrire la solitude de l’être humain, notre solitude, mais c’est faire de la sociologie descriptive, pas de l’art, même appelé « relationnel » ou art vidéo.

Mais ces images devraient d’ailleurs servir de modèles à ne pas reproduire à ceux qui sont en charge des responsabilités locales, qui ne cessent de nous faire ployer sous un urbanisme galopant, déshumanisé, et dont on a déjà compris que dans quarante ou cinquante ans il faudra de nouveau réenvisager la modification ; c’est le temps qu’il a fallu pour abattre les barres, sans qu’on ait encore compris la nécessité de créer l’espace, vital. Ne pas reconstruire les cités-dortoirs, mais y fixer les futurs habitants par la qualité de vie à l’extérieur, la haute qualité environnementale n’est pas que « dans le logement », elle est dans les déplacements moindres et des activités sportives, culturelles, de loisirs, etc., proches. Exposer le mal vivre de notre époque, c’est bien, en tirer les leçons serait plus convaincant.

Revenons au Mac/Val.
Pour entrer dans un musée, il faut susciter l’envie du visiteur d’y pénétrer, mais le bâtiment sans urbanisme créateur, œuvre de Jacques Ripault, reste à l’image de son contenu, dépouillé et froid, certes voulu. La bonne surprise vient cependant de l’arrière du bâtiment qui s’ouvre sur un jardin, le jardin Michel-Germa, initiateur du Fonds d’art contemporain, et prologue au musée, très agréable, subtilement intégré. Le mélange d’une grotte, d’un bassin et des Pierres de Soignies d’Eugène Dodeigne font une promenade de soulagement après le côté sombre de l’exposition muséale.
Certes, la librairie est attractive – le Bookstorming (librairie d’art contemporain, architecture et communication)- et il faudrait bien lire « Comprendre l’art moderne » ou suivre une visite guidée pour bien tout comprendre. Notre langue comme premier souci est cependant impérative dans ces expositions. L’entrée est gratuite jusqu’au 18 juin. Nous apprécierons aussi le programme des visites fixes, colloques, vidéo-club prévus jusqu’à la fin d’août.

Dimanche prochain, nous visiterons l’Exploradôme, et sa façade innovante.

« Là où il y a une volonté il y a toujours un chemin ».
Guillaume d’Orange

Pour nous joindre : 01.46.81.56.89

Newsletter

Lettre d'informations :

Vous recevrez gratuitement par mail nos dernières informations exclusives
Pour vous inscrire Cliquez ici

Adhésion à Vitry renouveau

Accueil | Contact | Plan du site


Revenir au contenu | Revenir au menu